Enlever tout ce qui n’est pas le cheval - Les parts de moi
Un artiste expliquait que pour sculpter un cheval dans une pierre, il “suffit” d’enlever tout ce qui n’est pas le cheval.
Et pour mon épanouissement, si je retire ce qui n’est pas moi : les mauvaises habitudes, les rôles qui ne me plaisent pas, est-ce que ça marche ?
Ça peut ! Mais chez moi, bien souvent, ça bloque ! Parce que tout ça, ce sont quand même des parts de moi. Et elles me racontent quelque chose.
Après des années de développement personnel, de thérapies, j’avais la certitude d’avoir fait un beau ménage intérieur. Je me sentais libre. Et pourtant, tant de tensions dans mon corps. Je me disais « Ce n’était pas moi, ça ». Il m’a fallu du temps pour accepter que si.
Cette expérience de vie m’a invité à en faire moins, à regarder ces parts de moi qui ne me plaisent pas, les histoires que je me raconte, les rôles que je joue, plutôt que de me sculpter. Quand je me sculpte, je nourris la tension en moi.
Alors oui, d’accord pour enlever ce qui n’est pas moi. Mais seulement si je peux reconnaitre que même ce que je voudrais enlever fait partie de moi.
Et c’est souvent en accueillant, au quotidien, chaque partie que quelque chose se détend : mon envie de plaire, mon côté sérieux, ma sensibilité, mon intolérance, ma gentillesse…
Dans mes propositions, je ne cherche pas à guider vers un idéal ou à corriger quoi que ce soit. J’invite à être là, pleinement, avec ou sans masque.
Quand cette qualité d’être apparaît, quelque chose s’aligne naturellement : le corps cesse de lutter contre lui-même, contre les injonctions sociétales ou éducatives, contre les peurs. L’esprit devient plus clair, le cœur se rend disponible.
Pour moi, Tantra, Technique Alexander ou Gestalt-thérapie sont des passages pour se rencontrer soi-même.
